Œcuménisme & interreligieux
Il convient de ne pas confondre : 
Le dialogue œcuménique repose sur le fait qu’entre les grandes Églises chrétiennes l’unité donnée par le Christ n’est pas perdue mais blessée. Aussi l’œcuménisme a t-il pour but de permettre de retrouver l’unité pleine entre les confessions chrétiennes en se convertissant toujours davantage ensemble au Christ.
le dialogue interreligieux mettant en contact des religions qui cherchent à se comprendre mais non à s’unir.

Dialogue Oecuménique
La primauté du Successeur de Pierre dans le mystère de l'Eglise
Isaïe, 22, 21-22 :
21. Il sera un père pour les habitants de Jérusalem et le royaume de Juda.
22 Je le chargerai donc de la clé du royaume de David et, 
quand il ouvrira, nul ne refermera, et quand il fermera, personne n’ouvrira. 

Concile de Nicée, le lien fort entre Rome et Constantinople

La commémoration des 1700 ans du premier concile œcuménique de l’histoire de l’Église est l’un des moments forts de cette journée du 28 novembre 2025 en Turquie, au deuxième jour du voyage de Léon XIV. Depuis le Concile Vatican II, le lien s’est affermi entre l’Église de Rome et Constantinople, unies par les frères apôtres Pierre et André, symboles de leur communion. 

RENCONTRE AVEC SA SAINTETÉ BARTHOLOMÉE Ier
ET SIGNATURE DE LA DÉCLARATION CONJOINTE

Palais Patriarcal (Istanbul)
Samedi 29 novembre 2025

DÉCLARATION COMMUNE

« Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour »
Psaume 106 (105) : 1

À la veille de la fête de saint André, premier apôtre appelé, frère de l'apôtre Pierre et patron du Patriarcat œcuménique, nous, le Pape Léon XIV et le Patriarche œcuménique Bartholomée, rendons grâce à Dieu, notre Père miséricordieux, pour le don de cette rencontre fraternelle. À l'exemple de nos vénérables prédécesseurs et conformément à la volonté de notre Seigneur Jésus-Christ, nous continuons à marcher avec une ferme détermination sur le chemin du dialogue, dans l'amour et la vérité (cf. Eph 4, 15), vers le rétablissement de la pleine communion tant espérée entre nos Églises sœurs. Conscients que l'unité des chrétiens n'est pas seulement le fruit des efforts humains, mais un don qui vient d'en haut, nous invitons tous les membres de nos Églises – clergé, moines, personnes consacrées et fidèles laïcs – à rechercher sincèrement l'accomplissement de la prière que Jésus-Christ a adressée au Père : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi... pour que le monde croie » (Jn 17, 21).

La commémoration du 1700e anniversaire du premier Concile œcuménique de Nicée, célébrée à la veille de notre rencontre, a été un moment de grâce extraordinaire. Le Concile de Nicée, tenu en 325 après J.-C., fut un événement providentiel d'unité. Cependant, le but de cette commémoration n'est pas simplement de rappeler l'importance historique du Concile, mais de nous inciter à rester ouverts au même Esprit-Saint qui a parlé à Nicée, alors que nous sommes confrontés aux nombreux défis de notre temps. Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à tous les dirigeants et délégués des autres Églises et communautés ecclésiales qui ont bien voulu participer à cet événement. Outre la reconnaissance des obstacles qui empêchent le rétablissement de la pleine communion entre tous les chrétiens – obstacles que nous cherchons à surmonter par le dialogue théologique –, nous devons également reconnaître que ce qui nous unit, c'est la foi exprimée dans le Credo de Nicée. Il s'agit de la foi salvatrice en la personne du Fils de Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, homoousios avec le Père, qui pour nous et pour notre salut a pris chair et a habité parmi nous, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel et reviendra pour juger les vivants et les morts. Par la venue du Fils de Dieu, nous sommes initiés au mystère de la Sainte Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – et invités à devenir, en et par la personne du Christ, enfants du Père et cohéritiers avec le Christ par la grâce du Saint-Esprit. Fort de cette confession commune, nous pouvons relever les défis qui nous sont communs en témoignant de la foi exprimée à Nicée dans le respect mutuel, et œuvrer ensemble à des solutions concrètes avec une espérance authentique.

Nous sommes convaincus que la commémoration de cet anniversaire important peut inspirer de nouvelles avancées courageuses sur la voie de l'unité. Parmi ses décisions, le premier Concile de Nicée a également fourni les critères permettant de déterminer la date de Pâques, commune à tous les chrétiens. Nous remercions la divine providence d'avoir permis que le monde chrétien tout entier célèbre Pâques le même jour cette année. C'est notre désir commun de poursuivre le processus d'exploration d'une solution possible permettant de célébrer ensemble la Fête des fêtes chaque année. Nous espérons et prions pour que tous les chrétiens, « en toute sagesse et intelligence spirituelle » (Col 1, 9), s'engagent dans le processus visant à parvenir à une célébration commune de la glorieuse résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cette année, nous commémorons également le 60e anniversaire de la Déclaration commune historique de nos vénérables prédécesseurs, le Pape Paul VI et le Patriarche œcuménique Athénagoras, qui a mis fin à l'échange d'excommunications de 1054. Nous rendons grâce à Dieu que ce geste prophétique ait incité nos Églises à poursuivre « dans un esprit de confiance, d’estime et de charité mutuelles, le dialogue qui les amènera, Dieu aidant, à vivre de nouveau, pour le plus grand bien des âmes et l’avènement du règne de Dieu, dans la pleine communion de foi, de concorde fraternelle et de vie sacramentelle qui exista entre elles au cours de premier millénaire de la vie de l’Église » (Déclaration commune du Pape Paul VI et du Patriarche œcuménique Athénagoras, 7 décembre 1965). Dans le même temps, nous exhortons ceux qui hésitent encore à toute forme de dialogue à écouter ce que l'Esprit dit aux Églises (cf. Ap 2, 29), qui, dans le contexte actuel de l'histoire, nous exhorte à présenter au monde un témoignage renouvelé de paix, de réconciliation et d'unité.

Convaincus de l'importance du dialogue, nous exprimons notre soutien continu au travail de la Commission mixte Internationale pour le Dialogue théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe, qui, dans sa phase actuelle, examine des questions qui ont été historiquement considérées comme sources de division. Outre le rôle irremplaçable que joue le dialogue théologique dans le processus de rapprochement entre nos Églises, nous saluons également les autres éléments nécessaires à ce processus, notamment les contacts fraternels, la prière et le travail commun dans tous les domaines où la coopération est déjà possible. Nous exhortons vivement tous les fidèles de nos Églises, et en particulier le clergé et les théologiens, à accueillir avec joie les fruits obtenus jusqu'à présent et à œuvrer pour qu'ils continuent à croître.

L'objectif de l'unité chrétienne comprend celui de contribuer de manière fondamentale et vivifiante à la paix entre tous les peuples. Nous élevons ensemble nos voix avec ferveur pour invoquer le don de la paix de Dieu sur notre monde. Malheureusement, dans de nombreuses régions du monde, les conflits et la violence continuent de détruire la vie de nombreuses personnes. Nous appelons ceux qui ont des responsabilités civiles et politiques à tout mettre en œuvre pour que la tragédie de la guerre cesse immédiatement et nous invitons toutes les personnes de bonne volonté à soutenir notre requête.

Nous rejetons notamment toute utilisation de la religion et du nom de Dieu pour justifier la violence. Nous croyons qu'un dialogue interreligieux authentique, loin d'être une source de syncrétisme et de confusion, est essentiel à la coexistence des peuples aux traditions et cultures différentes. Conscients du 60e anniversaire de la déclaration Nostra Aetate, nous exhortons tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à œuvrer ensemble pour construire un monde plus juste et plus solidaire, et à prendre soin de la création qui nous a été confiée par Dieu. Ce n'est qu'ainsi que la famille humaine pourra surmonter l'indifférence, la soif de domination, la cupidité et la xénophobie.

Bien que nous soyons profondément alarmés par la situation internationale actuelle, nous ne perdons pas espoir. Dieu n'abandonnera pas l'humanité. Le Père a envoyé son Fils unique pour nous sauver, et le Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus-Christ, nous a donné le Saint-Esprit, afin de nous faire participer à sa vie divine, préservant et protégeant le caractère sacré de la personne humaine. Grâce au Saint-Esprit, nous savons et nous expérimentons que Dieu est avec nous. C'est pourquoi, dans notre prière, nous confions à Dieu chaque être humain, en particulier ceux qui sont dans le besoin, ceux qui souffrent de la faim, de la solitude ou de la maladie. Nous invoquons toutes les grâces et toutes les bénédictions sur chaque membre de la famille humaine, afin que « leurs cœurs soient remplis de courage et pour que, rassemblés dans l’amour, ils accèdent à la plénitude de l’intelligence dans toute sa richesse, et à la vraie connaissance du mystère de Dieu », qui est notre Seigneur Jésus-Christ (Col 2, 2).

Du Phanar, le 29 novembre 2025

Prière à Iznik : Nicée 
invite les chrétiens à l'unité

Aux côtés de Bartholomée Ier et des patriarches et représentants des Églises, le Pape Léon XIV a commémoré dans la prière le 1700e anniversaire du Concile de Nicée sur les vestiges de la basilique Saint-Néophyte, dans l’actuel ville d’Iznik. 

Doxologies en présence du pape Léon XIV en l'église patriarcale Saint-Georges à Istanbul (Turquie)

Le pape Léon XIV participe ce samedi 29 novembre 2025 à 15h30 (heure locale, 13h30 heure de Paris) à une doxologierière œcuménique de louange à Dieu) en l'église patriarcale Saint-Georges, siège du patriarcat œcuménique de Constantinople à Istanbul (Turquie).

L'Orthodoxie

Issues de la foi des premiers apôtres, les Églises orthodoxes se sont séparées définitivement de Rome depuis le schisme de 1054. 

L’orthodoxie (en grec, « conforme à la juste doctrine ») est une communion d’Églises indépendantes au plan juridique mais intimement liées entre elles du point de vue de la foi et de la doctrine. Ces Églises sont dites « autocéphales ».

Les Églises de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Géorgie, de Chypre pour les plus anciennes (patriarcats issus du concile de Chalcédoine, en 451).

C’est   à l’embouchure de la Néva  sur l’île Vassilievski  que   se dresse  l’ église orthodoxe de la Dormition de la Sainte Mère de Dieu (Saint Petersbourg..Il est devenu la propriété de la . Laure des grottes de la Sainte Dormition de Kyiv

ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU « PROMPTE À L’ÉCOUTE »

Dans l'église se trouve une image de la Mère de Dieu « Prompte à Écouter »*, peinte sur le Saint Mont Athos. Il s’agit d’une copie exacte de l’icône miraculeuse (fresque) de l’un des plus anciens monastères de la péninsule du monastère de Dochiar et qui est l’un des dix premiers sanctuaires les plus vénérés du mont Athos.

ACTE DE CONSÉCRATION AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché. Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales. Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes. Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme. Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune. Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs. Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever. C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion. En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps. Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3). Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix. Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

Reçois donc, ô Mère, notre supplique.
Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.
Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.
Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.
Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.
Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.
Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.
Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité.
Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis. Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée. Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix. Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes. Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays. Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26). Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27). Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire. En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi. Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi. Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées. Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu. Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”. Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion. Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix. Amen.

Créneau horaire Grec (Thira, île de Santorin) :
 - 1 heure (horaire d'été) par rapport à la France

MATINES ET
 DIVINE LITURGIE
 (05H30-08H30)
(En Grec, en direct
 du Monastère du Prophète Élie)

Live / Direct

Retransmis tous les jours de 05h30 à 08h30 (heure locale)

Le Protestantisme

Le protestantisme est l'une des trois grandes branches du christianisme, aux côtés du catholicisme et de l'orthodoxie. Il rassemble aujourd'hui plus de 800 millions de fidèles dans le monde.

1. Origines

Le protestantisme naît en Europe au XVIe siècle lors de la Réforme.

En 1517, le moine allemand Martin Luther affiche ses 95 thèses pour critiquer les abus de l'Église catholique, notamment le commerce des indulgences (payer pour racheter ses péchés).

Luther souhaite initialement réformer l'Église de l'intérieur, mais la rupture devient inévitable.

En France et en Suisse, Jean Calvin développe une autre sensibilité majeure de la Réforme.

Le terme « protestant » apparaît en 1529, lorsque des princes allemands « protestent » contre la décision de l'empereur de restreindre la liberté religieuse des réformateurs.

2. Particularités et piliers

La théologie protestante repose sur cinq principes fondamentaux (les « Cinq Solas ») :

Sola Scriptura (L'Écriture seule) : La Bible est la seule autorité spirituelle suprême (pas le Pape ni la tradition de l'Église).

Sola Fide (La foi seule) : Le salut de l'être humain s'obtient par la foi seule, et non par de « bonnes œuvres » ou des mérites personnels.

Sola Gratia (La grâce seule) : Le salut est un don gratuit de Dieu.

Solus Christus (Le Christ seul) : Jésus-Christ est l'unique médiateur entre Dieu et les hommes. Il n'y a pas de culte des saints ni de la Vierge Marie.

Soli Deo Gloria (À Dieu seul la gloire) : Aucun culte ni vénération n'est accordé à un être humain ou une institution.

Autres particularités majeures :

Sacerdoce universel : Tous les croyants ont un accès direct à Dieu, sans intermédiaire clérical obligatoire. Les pasteurs sont des théologiens et guides spirituels, mais ils n'ont pas de pouvoir d'absolution et peuvent se marier.

Deux sacrements : Seuls le baptême et la sainte cène (eucharistie) sont conservés, car ce sont les seuls institués par le Christ dans les Évangiles.

3. Les Églises historiques (les plus anciennes)

Issu de la Réforme du XVIe siècle, le protestantisme historique se divise en plusieurs grands courants fondateurs :

Le luthéranisme : Issu des enseignements de Martin Luther, très présent en Allemagne et en Scandinavie.

Les Églises réformées (ou calvinistes) : Inspirées par Jean Calvin et Huldrych Zwingli, implantées en Suisse, en France (huguenots), aux Pays-Bas et en Écosse (presbytériens).

L'anglicanisme : Né en Angleterre en 1534 sous Henri VIII ; une voie intermédiaire combinant structure épiscopale et théologie réformée.

Les mouvements anabaptistes / mennonites : Issus de la « Réforme radicale », prônant le baptême des adultes croyants et le pacifisme strict.

4. Évolution contemporaine

Au cours des XIXe et XXe siècles, le paysage protestant s'est profondément métamorphosé :

L'essor de l'évangélisme et du pentecôtisme : Apparu au début du XXe siècle, ce courant insiste sur la conversion personnelle (« nouvelle naissance »), l'action du Saint-Esprit et une lecture très littérale de la Bible. C'est la branche protestante à la croissance la plus rapide aujourd'hui.

Le basculement géographique : Alors qu'il était historiquement européen et nord-américain, le centre de gravité du protestantisme s'est déplacé vers le Sud global (Amérique latine, Afrique subsaharienne et Asie).

Pluralisme éthique et théologique : Le protestantisme contemporain va d'Églises historiques très libérales (favorable au mariage pour tous, ordonnance des femmes) à des Églises évangéliques très conservatrices sur le plan sociétal.

Comprendre le Protestantisme

Emision du 7 novembre 2005

Bienvenu au sein de l'Eglise évangélique de Mulhouse

Le schisme protestant (16ème siècle) :
 Réforme et Contre-Réforme

Ex. de cultes évangéliques ( Porte Ouverte de Mulhouse ) : 
" La prière ouvre les portes des prisons " (21 juin 2026)

Juifs et chrétiens : pourquoi l’histoire s’est-elle brisée ? | Xavier Mainguy (Evangéliste, Versailles)

Dans cet entretien, Xavier Mainguy présente son livre "La Synagogue et l'Église : Filiation, divorce et réconciliation" (Ed. Véronne, 2026).

 Il revient sur les racines juives du christianisme, la séparation entre synagogue et Église, la montée de l’antijudaïsme chrétien, mais aussi les chemins possibles de réconciliation. Préfacé par le Grand Rabbin de France Haïm Korsia, cet ouvrage invite à réparer la mémoire et à semer des graines de paix, de tolérance et de fraternité entre juifs et chrétiens.

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains

11, 13-15. 29-32

"Frères, je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi même apôtre des nations, j'honore mon ministère, mais dans l'espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, en d'en sauver quelques uns. Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l'écart, qu'arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance (..) Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde" 

Opinion dissidente (à la thèse de X. Mainguy ci dessus) : 
Pour le Cardinal Jean-Marie Lustiger les Chrétiens (Ndlr = Catholiques) n'ont jamais été antisémites ou anti-Juifs et, ne peuvent pas l'être.

60 ans après la déclaration Nostra Etate, l'église catholique réaffirme dans une note de 3 dicastères assemblés de la Curie Romaine (pour la Doctrine de la Foi, pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens, et pour le Dialogue Interreligieux) publiée le 16 septembre 2026 (soit la veille du centenaire de la naissance du Cardinal) la nécessité "commune" de lutter contre l'antisémitisme

Note. Un chemin d'espérance. 60 ans de dialogue et de fraternité interreligieuse (16 septembre 2026)

Amitié Judéo-chrétienne de France - AJCF

Dialogue Interreligieux

DÉCLARATION SUR LES RELATIONS DE L'ÉGLISE
AVEC LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES
NOSTRA AETATE

 Post : Pape Léon XIV @Pontifex_fr : " #NostraAetate nous enseigne que nous ne pouvons pas vraiment invoquer Dieu, Père de tous, si nous refusons de traiter de manière fraternelle chaque homme et chaque femme, créés à l'image de Dieu. En effet, l'Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondé sur la race, la couleur, la condition de vie ou la religion." 22:00 · 28 oct. 2025    11,5 kVues 

1. Préambule

À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous, jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière.

Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain : Qu’est-ce que l’homme? Quel est le sens et le but de la vie? Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le péché? Quels sont l’origine et le but de la souffrance? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur? Qu’est-ce que la mort, le jugement et la rétribution après la mort ? Qu’est-ce enfin que le mystère dernier et ineffable qui embrasse notre existence, d’où nous tirons notre origine et vers lequel nous tendons ?

2. Les diverses religions non chrétiennes

Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine perception de cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême, ou même d’un Père. Cette perception et cette reconnaissance pénètrent leur vie d’un profond sens religieux. Quant aux religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux.

3. La religion musulmane

L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

4. La religion juive

Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham.

L’Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, chez les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d’Abraham selon la foi, sont inclus dans la vocation de ce patriarche, et que le salut de l’Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C’est pourquoi l’Église ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils. L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul.

L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5), le Fils de la Vierge Marie. Elle rappelle aussi que les Apôtres, fondements et colonnes de l’Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu’un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l’Évangile du Christ.

Selon le témoignage de l’Écriture Sainte, Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle fut visitée ; les Juifs, en grande partie, n’acceptèrent pas l’Évangile, et même nombreux furent ceux qui s’opposèrent à sa diffusion. Néanmoins, selon l’Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance. Avec les prophètes et le même Apôtre, l’Église attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d’une seule voix et « le serviront sous un même joug » (So 3, 9).

Du fait d’un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le saint Concile veut encourager et recommander la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel. Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la Parole de Dieu, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Évangile et à l’esprit du Christ.

En outre, l’Église, qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs.

D’ailleurs, comme l’Église l’a toujours tenu et comme elle le tient encore, le Christ, en vertu de son immense amour, s’est soumis volontairement à la Passion et à la mort à cause des péchés de tous les hommes et pour que tous les hommes obtiennent le salut. Le devoir de l’Église, dans sa prédication, est donc d’annoncer la croix du Christ comme signe de l’amour universel de Dieu et comme source de toute grâce.

5. La fraternité universelle excluant toute discrimination

Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8). Par là est sapé le fondement de toute théorie ou de toute pratique qui introduit entre homme et homme, entre peuple et peuple, une discrimination en ce qui concerne la dignité humaine et les droits qui en découlent.

L’Église réprouve donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation dont sont victimes des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur condition ou de leur religion. En conséquence, le saint Concile, suivant les traces des saints Apôtres Pierre et Paul, prie ardemment les fidèles du Christ « d’avoir au milieu des nations une belle conduite » (1 P 2, 12), si c’est possible, et de vivre en paix, pour autant qu’il dépend d’eux, avec tous les hommes, de manière à être vraiment les fils du Père qui est dans les cieux 

Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Rome, à Saint-Pierre, le 28 octobre 1965.

Moi, Paul, évêque de l’Église catholique.

Actes des rencontres islamo-chrétiennes de 2019 - Franciscains 

Seigneur Jésus,
Toi qui es un en la diversité
et qui poses un regard d’amour sur chaque personne,
aide-nous à nous reconnaître comme frères et sœurs,
appelés à vivre, prier, travailler et rêver ensemble.

Nous vivons dans un monde plein de beauté,
mais aussi blessé par de profondes divisions.
Parfois, les religions, au lieu de nous unir,
deviennent une cause de confrontation.

Donne-nous ton Esprit pour purifier notre cœur,
afin que nous reconnaissions ce qui nous unit
et qu’à partir de là, nous réapprenions à écouter
et à collaborer sans détruire.

Que les exemples concrets de paix,
de justice et de fraternité dans les religions
nous inspirent à croire qu’il est possible de vivre
et de travailler ensemble, au-delà de nos différences.

Que les religions ne soient pas utilisées
comme des armes ou des murs,
mais qu’elles soient vécues comme des ponts et une prophétie :
rendant crédible le rêve du bien commun,
accompagnant la vie, soutenant l’espérance
et devenant le levain de l’unité dans un monde fragmenté.

Amen. 
Léon XIV (30 septembre 2025)

Le Temps pour la Création est un temps œcuménique qui invite les chrétiens du monde entier à prier et à agir pour la Création que Dieu nous confie. Il a lieu chaque année du 1er septembre, Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création 2026, au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, nommé, par le pape Jean-Paul II patron des écologistes.

Cette initiative internationale est coordonnée par un comité œcuménique réunissant des représentants d’Églises chrétiennes et d’organisations partenaires de nombreux pays. Chaque année, ce comité propose un thème, une référence biblique, un symbole et publie un guide de célébration pour accompagner les communautés.

Face aux crises écologiques et sociales, des organisations catholiques, protestantes, orthodoxes et œcuméniques françaises s’unissent pour faire grandir le Temps pour la Création. En 2026, à l’initiative de l’association Église verte, elles ont décidé de créer une plateforme commune afin de renforcer la visibilité de cette période et de mutualiser les ressources proposées en France. Ce site rassemble ainsi des outils, ressources et propositions pour aider les communautés chrétiennes à vivre pleinement le Temps pour la Création et à organiser célébrations, temps de prière et événements locaux.

Allons vers la source (Ezéchiel, 47:9,12)

Du 1er septembre au 4 octobre 2026, une réflexion autour d’un texte biblique est proposée pour se ressourcer, approfondir le thème et grandir dans la foi. 

Des textes bibliques qui se suivent pour proposer un véritable cheminement, en commençant par Ézéchiel 47, 1-12 — le texte de cette année — et en poursuivant par d’autres textes bibliques…

Le parcours a été préparé de manière œcuménique par Prie en Chemin, le Mouvement Laudato Si', le Label Église verte et le réseau  Espérer pour le vivant

Une petite équipe regroupant catholiques, protestants et orthodoxe s’est constituée pour choisir les textes, préparer les méditations… S’enrichissant des expériences et traditions de chacun pour créer un parcours harmonieux et cohérent, profondément spirituel et accessible, à vivre seul ou en équipe.

Pour vivre cette proposition, il suffit de s’inscrire pour la recevoir par mail 

Neuvaine pour les créatures et la création

Seigneur, 
Maitre de la Terre,
Sauve ta création.

"Interroge les bêtes,
elles t'instruiront,
Les oiseaux du ciel,
Ils te l'apprendront.
Parle à la terre, elle t'instruira
et les poissons de la mer
te le raconteront.

Qui ne connait parmi eux la preuve,
Que la main de Dieu a fait
toutes choses."

(Job, 12, 7-9)

PRIERE COMMUNE, 5ème anniversaire de LAUDATO SI'

"Prière commune pour la Terre et l'humanité"

Dieu aimant,
Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qu'ils contiennent.
Ouvre nos esprits et touche nos cœurs,
afin que nous puissions faire partie de la création, ton don.

Sois présent pour les personnes dans le besoin en ces temps difficiles,
en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables.
Aide-nous à faire preuve de solidarité créative pour affronter les conséquences de cette pandémie mondiale.
Rends-nous courageux pour accepter les changements visant à la recherche du bien commun.
A présent plus que jamais, puissions-nous nous sentir tous interconnectés et interdépendants.

Fais en sorte que nous réussissions à écouter et à répondre
au cri de la terre et au cri des pauvres.
Puissent les souffrances actuelles être les douleurs de l'accouchement
d'un monde plus fraternel et durable.

Sous le regard bienveillant de Marie Auxiliatrice,
nous te prions par le Christ Notre Seigneur.
Amen

*Regina caeli, 24 mai 2020
 

Au commencement,
Dieu créa le ciel et la Terre.
Dieu dit : "Que la lumière soit .."
"Qu'il y ait un firmament .."
Il créa alors le jour et la nuit, 
le soleil la lune et les étoiles.
l fit la terre et la mer, les plantes,
les arbres et les fruits,
les animaux dans les champs,
es oiseaux dans les airs et les poissons
dans les eaux.
Dieu dit : "Faisons l'Homme à notre image,
selon notre ressemblance."
Il le créa, homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : "Soyez féconds,
multipliez vous, emplissez la terre, soumettez là."
Dieu dit : "Je vous donne toutes les herbes et tous les arbres qui ont des fruits portant semences ...
 toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, je donne pour nourriture toute verdure des plantes ..".
Dieu vit tout ce qu'il avait fait.
Celà était bon (Livre de la Genèse).

En construction

Peut-on encore s’émerveiller ? 
- Abbaye de Saint Jacut de la mer (35)

 

Dans le chaos actuel du monde peut-on encore s’émerveiller ? Au milieu du fracas des armes, de l’abandon des engagements climatiques et de la montée en puissance des empires et des nationalismes, est-il encore possible de se ressourcer dans ce qui reste de la beauté du monde ? Fort du succès du documentaire naturaliste de Vincent Munier, "Le chant des forêts"  qu a été vu par 1 M de spectateurs c’est à cette question que tâchera de répondre le 5ème Festival de l’Ecologie.

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